Cet ouvrage de plus de 500 pages dans son édition originale se présente
comme un récit, « parfois légende et parfois exact », consacré à « des
domaines de la connaissance à peine explorés »1 « aux frontières de la science et de la tradition ». Son contenu aborde des thèmes aussi divers que l'alchimie, les sociétés secrètes, les civilisations disparues, les récurrences insolites, les religions et les sciences occultes ou l'ésotérisme. Il repose sur des témoignages anciens (comme les manuscrits de la mer Morte), des recherches et des livres d'auteurs reconnus ou méconnus2, des articles de revues spécialisées et des ouvrages de science-fiction3 ou de littérature fantastique4.
ouvrage consacré à Gurdjieff, et l'ingénieur chimiste Jacques Bergier, passionné par toutes sortes de mystères et préfacier de la traduction française de l'ouvrage de Charles Hoy Fort,
un écrivain américain qui enquêtait sur les phénomènes inexpliqués. Sa
mise en forme nécessita cinq années, sur la base d'une volumineuse
documentation (qui sera inventoriée en 2007 à la Bibliothèque nationale de France
dans le « Fonds Pauwels »). Leur objectif est alors d'éveiller la
curiosité du public : « Il y aura sans doute beaucoup de bêtises dans
notre livre, répétons-le, mais il importe assez peu, si ce livre suscite
quelques vocations et, dans une certaine mesure, prépare des voies plus
larges à la recherche »6.
Le Matin des magiciens constitue un phénomène sociologique non négligeable puisqu'il a provoqué dans un pays que certains considèrent comme cartésien, la France, une vogue considérable pour l'imaginaire, l'irrationnel et l'étrange. Le groupe Martin Circus s'en inspirera même pour composer une chanson intitulée Le Matin des magiciens en 1969

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